Martinets cherchent observateurs


Le club Antirouille est en quête d'observations sur les martinets qui peuplent quelques vieux bâtiments en ville. Cet oiseau capable de grandes migrations reste bien méconnu.
Arrivé fin avril, le martinet n'est là que pour une centaine de jours. Il repartira en Afrique fin juillet. Noir, plus grand qu'une hirondelle (45 cm d'envergure), cet oiseau passe quasiment toute sa vie en vol.
« Il monte jusqu'à 3 000 mètres et dort en planant. Pour trouver sa nourriture, il peut parcourir l'équivalent de Lille-Marseille en une journée et peut atteindre 150 km/h. Il s'accouple même en vol », précise Yann, jeune amateur du club Antirouille, association Connaître et protéger la nature (CPN). « Il ne se pose que pour élever ses petits. »
En général, les nids, très sommaires, sont construits sur une petite surface plane sous les toits. « Rien à voir avec les travaux de maçonnerie de l'hirondelle. » À Brest, on peut les repérer au sommet des vieux bâtiments ou églises, à Saint-Martin ou encore au Pilier-Rouge, en général le matin et le soir, par petits groupes de quatre ou cinq. Mais aucune donnée précise n'existe sur les effectifs.
Dans le cadre d'une opération nationale, le CPN de Brest en appelle à tous les ornithologues en herbe. Dans un premier temps, il s'agit de compter les oiseaux. Des opérations de protecion pourraient suivre, en installant des nichoirs par exemple. En effet, les spécialistes ont déjà constaté que les techniques de construction modernes ne laissent aucun espace sous les toits et n'offrent donc aucune chance de s'installer aux martinets.
Article paru dans le Ouest-France du 15 ou 16 juin 2002